Quelques Cas exemplaires

CAS EXEMPLAIRES

Remarque préliminaire

La publication d’observations remarquables n’a pas pour objet de stigmatiser tel matériau, telle profession et encore moins les pratiques de tel professionnel.

Elle invite à prendre en considération des défauts inapparents mais avérés, de sorte à y trouver remède avant de risquer des actions contentieuses après signature de marchés imposant des niveaux définis d’étanchéité à l’air.

 

1er exemple,  résumé

Lieu

  • Plaine (67420) Mars 2007

Description

  • Maison ossature bois, finition placoplâtre, isolation par ouate de cellulose entre  pare pluie extérieur et placoplâtre. Construction 2004.

 Motif de l’expertise

  • Diffusion permanente dans tout l’espace de vie de ouate de cellulose pulvérulente.
  • Calfeutrage soigneux préalable par les occupants sous les plinthes des murs extérieurs, au mastic acrylique et silicone. Sans aucune amélioration.

Technique d’examen

  • Mise successive en surpression et dépression du volume habité, recherche par caméra thermique, thermo anémomètre et générateur de fumée.

Observations

  • Infiltration d’air sous les plinthes, aux chambranles des portes, au droit des poutres de contreventement.

 Mesure de la perméabilité et des pressions

  •  n50 : 2,24 (bon niveau en regard des résultats usuels)
  • dépression spontanée entre 1 et 5 Pascals (selon vent et ensoleillement)
  • dépression induite par VMC : 6 Pascals, assez constante
  • dépression générée par VMC plus hotte de cuisine : de 14 à 22 Pascals selon vitesse enclenchée.

 

Enregistrement des mesures

 

Conclusion

Quelles que soient les conditions météorologiques , les équipements motorisés aspirent la ouate de cellulose à travers les liaisons des finitions.

Commentaires

Erreur de conception, un isolant pulvérulent doit nécessairement être disposé dans un espace étanche, entre pare pluie extérieur et freine vapeur intérieur, les 2 spécifiquement étanchéifiés.

Hypothèses de solution

Calfeutrer toutes les zones de fuite est illusoire, elles sont trop diffuses et susceptibles de se reformer sous l’action de la dépression constante du bâtiment et du travail de l’ossature.

Une amélioration pourrait provenir d’un arrêt de la VMC (aération par ouverture des fenêtres) et entrebâillement d’une fenêtre lors de l’utilisation de la hotte de cuisine.

Une solution plus définitive serait d’associer une inversion de la VMC : insufflation active, extraction passive, à un calfeutrage maximum des inétanchéités repérées.

 

2ème exemple,  résumé

Lieu

  • Besançon (25000) Mars 2007

Description

  • 2 appartements, 3e et 4e étage, résidence très grand standing, construction 2003 – 2004; 1 grand balcon coté ouest et une très grande terrasse au sud.

Motif de l’expertise

  • Apparition récurrente d’eau à travers les planchers des salons – salles à manger; au 3e étage, remplacement du plancher bois dégradé par du carrelage, réapparition de l’eau à travers les joints; localisation du défaut: à 1 m du mur ouest au 3e étage; à 50 cm du mur sud au 4e étage.

Technique d’examen

  • Mise successive en surpression et dépression du volume habité, recherche par caméra thermique, thermo anémomètre et générateur de fumée.

Observations

Au 3e étage :

  • Infiltration d’air sous mur ouest avec circulation de celui-ci coté intérieur derrière le placoplâtre sur une distance de 4 m et sortie sous un seuil de porte fenêtre; retrait de la plinthe: moisissures sur toute la longueur, placoplâtre détrempé.
  • L’observation des terrasses et balcons indique une bonne pente d’écoulement des eaux.

Au 4e étage :

  • Infiltration d’air sous la plinthe au droit du défaut sur plancher, sortie sous un seuil de porte fenêtre distant de 1,50 m
  • Mesure de la perméabilité et des pressions

Au 3e étage :

  • Valeur de la perméabilité n50 : 1,6
  • Dépression générée par la VMC et la chaudière : 18 Pascals
  • Dépression générée par la VMC, la chaudière et la hotte de cuisine à extraction : 30 à 40 Pascals selon la vitesse de la hotte

Au 4e étage :

  • Valeur de la perméabilité n50 : 0,9
  • Dépression générée par la chaudière seule : 8 Pascals
  • Dépression générée par la chaudière et la VMC : 22 Pascals

Enregistrement des mesures au 3e étage

Enregistrement des mesures au 4e étage

Remarque

L’activation de la sécurité de l’une des chaudière par la dépression due à la VMC a conduit à modifier son système de ventilation en le surdimensionnant; la sécurité ne s’active plus, mais la dépression s’est aggravée.

Conclusion

L’eau de pluie ruisselant le long des façades est aspirée au travers des inétanchéités de la base du mur, jusque dans les espaces de vie, par les dépressions considérables générées par les équipements motorisés.