Les avantages

D’importantes économies d’énergie

 

Maison test 02

La présente maison de 120 m² habitables, située en Alsace, à ossature bois, construction de 1964, présentait un n50 de 12,7 mesuré au printemps 2006.

Sa consommation d’électricité s’est élevée à 27760 Kwh de début Août 2005 à début Août 2006, soit 231 Kwh/m².an

Rendue nettement plus étanche à l’air par son propriétaire (n50 actuel de 2,8), elle ne consomme plus que 197 Kwh/m².an dans des conditions de confort nettement améliorées (consommation relevée de début Août 2006 à mi Février 2007).

L’économie, tout autre critère inchangé, est de l’ordre de 4000 Kwh par an pour un investissement matériel de 124 euros et de 16 heures de main-d’œuvre plus le prix du test (infiltrométrie + thermographie)

 

D’une manière générale, réduire d’une unité la valeur n50 permet une économie de l’ordre de 4 Kwh/m²/an

Diverses études chiffrent le volume moyen d’infiltration par heure à travers l’enveloppe d’un bâtiment à environ 7% du volume d’air transféré sous un gradient de 50 Pascals.

 

Une meilleure qualité de l’air intérieur

Limiter en hiver les infiltrations d’air froid à faible teneur en vapeur d’eau permet le maintien d’une hygrométrie de confort entre 50 et 60 % d’hygrométrie relative. A titre d’exemple, un air à -10°C saturé à 80% d’humidité relative contient 1,7g de vapeur d’eau par m3. Réchauffés à une température intérieure de 20°C, ces 1,7g correspondent à  une humidité relative inférieure à 10% (humidité absolue maximale à 20°C : 17,3 g de vapeur d’eau par m3)

L’impact de l’hygrométrie sur les muqueuses respiratoires est essentiel, surtout chez les jeunes enfants chez lesquels le dessèchement des muqueuses favorise le développement des infections ORL.

L’air traversant les parois se charge de polluants émis par celles-ci : poussière de bois ou d’isolant, spores de moisissures, produits de dégradation (COV) de la structure d’origine organique.

Une bonne  étanchéité à l’air assure une protection contre les polluants extérieurs, fumées, gaz d’échappement, nuages toxiques (attention à proximité des sites classés Seveso), allergènes printaniers (pollens d’arbres ou de graminées), ou simples odeurs d’inconfort (fosses septiques, station d’épuration, centre d’équarrissage, sites industriels, etc.)

L’étanchéité à l’air garantit également l’efficacité optimale de la ventilation pour une dépollution maximale de l’air intérieur

 

Un meilleur confort de vie

Un bâtiment étanchéifié limite fortement les flux d’air, surtout par temps venteux.
En hiver, c’est la garantie d’éviter courants d’air et pieds froids.
En été, c’est retarder le réchauffement intérieur par l’air chaud extérieur.
Eté comme hiver, l’isolant en espace étanchéifié assure réellement sa fonction de frein aux transferts thermiques.
Un bâtiment étanchéifié est aussi un bâtiment insonorisé, sans matériau spécifique d’insonorisation, le son se transmettant par l’air traversant les fissures.

Et que dire de l’agrément de vie à voir fondre ses factures de chauffage !

 

Une longévité accrue de la construction

En hiver principalement, les zones d’exfiltrations d’air entraînent la condensation de la vapeur d’eau à l’intérieur des parois.

A titre d’exemple, une maison présentant une valeur n50 de 7 renouvelle en moyenne la moitié de son volume intérieur par heure par les fissures. Des conditions intérieures de 20°C et 50% d’humidité relative (humidité absolue :8,6 g / m3) et des conditions extérieures à -10 °C (humidité absolue à saturation : 2,1 g / m3) pourraient ainsi entraîner, en théorie, pour un volume intérieur de 300 m3, une condensation de 975 g d’eau par heure dans les cloisons, soit plus de 23 litres par jour ! En réalité, pour des raisons de gradient de température et de pression, seule une partie de cette capacité de condensation se met en œuvre dans les fissures, mais suffit amplement à entraîner dégâts au bâtiment et humidification de l’isolant par capillarité. Ainsi, au-delà de l’aspect énergétique, l’étanchéification d’un bâtiment  s’impose pour assurer sa pérennité.