Le contrôle

La situation actuelle

Les métiers du bâtiment travaillent avec des références de mesure

  • de poids : du kilogramme à la tonne
  • de volume : du litre au mètre cube
  • de surface : de l’ordre du mètre carré
  • de longueur : de l’ordre du mètre

alors que les infiltrations d’air se quantifient

  • en dimension : du dixième de millimètre au centimètre
  • en poids : sans signification
  • en surface : du millimètre carré au centimètre carré

Et de surcroît ces défauts ne sont guère perceptibles à l’œil nu et apparaissent insignifiants au regard des volumes et des surfaces mis en jeu, et de toute façon très inférieurs aux tolérances habituellement admises dans la construction.

Jusqu’à ce jour aucune méthode de contrôle n’est utilisée, faisant la part belle à l’adage « ni vu, ni connu ».

Cependant les conséquences négatives sont là, alors quid de l’avenir ?

Seule la mise en pratique des méthodes de contrôle apportera la prise de conscience nécessaire et les adaptations et corrections en conséquence.

 

Les impératifs de demain

Affirmer rendre un bâtiment étanche à l’air ne peut se faire qu’avec un contrôle rigoureux conformément à la norme européenne NF  EN 13829.

Ce contrôle visualise la valeur du résultat obtenu par la mise en œuvre des processus d’étanchéification.

En complément, l’opérateur peut localiser les défauts résiduels, permettant leur correction.

Ainsi ce contrôle présente un intérêt majeur :

  • sur bâtiment ancien voué à une rénovation complète
  • sur construction neuve  ou rénovée pour confirmer le résultat imposé par les cahiers des charges.

 

Les moyens

Ce contrôle se fait par mise en pression et dépression du bâtiment entier ou partie, avec mesures successives sous différents gradients de pression du volume d’air renouvelé par heure à travers l’enveloppe rapporté au volume intérieur testé (pour un gradient de 50 Pascals), et recherche simultanée des zones de fuites par caméra thermique, anémomètre ou générateur de fumée.