En pratique

Mise en œuvre

La qualité intrinsèque des matériaux peut être fortement dégradée par les conditions de leur mise en œuvre.

A titre d’exemple, dans la classification AEV, une menuiserie présentant une très bonne performance intrinsèque d’étanchéité (A3) mais posée sans étanchéification spécifique peut voir son efficacité énergétique dégradée en dessous d’une menuiserie à performance intrinsèque moyenne mais posée étanche (A2, voire A1).

Cette notion est très importante en terme de coût, car le coût d’une pose étanche est bien inférieur au surcoût que demandent certains fabricants au titre d’une performance intrinsèque élevée par rapport à un produit de moyenne gamme.

Ainsi l’étanchéification à l’air peut s’accompagner d’une réduction d’investissement en même temps qu’une réduction du coût de fonctionnement à performance énergétique identique.

 

Mise en évidence des défauts

Par la thermographie

Les défauts d’une enveloppe ont une traduction thermique très fréquente, capté par les détecteurs d’une caméra infrarouge. Il en est ainsi des ponts thermiques, des finitions insuffisantes, des erreurs de conception.

La thermographie seule est cependant incapable de cerner avec précision et pertinence les défauts d’étanchéité.

Cette limitation disparaît en la couplant avec la mise en dépression ou surpression des bâtiments, sauf en cas de gradient de température nul entre climat intérieur et extérieur.

Par l’infiltrométrie

Par création d’un gradient de pression entre intérieur et extérieur d’une enveloppe bâtie, avec mesure des flux d’airs générés par ce gradient à différentes valeurs, entre 70 et 30 Pascals en général.